« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  Déclaration du PLD du 16 janvier 2011!
 

Halte à la gabegie et à la répression !

Pour une transition nationale démocratique !

 

       L’Algérie s’est retrouvée une semaine durant dans la tourmente d’émeutes sanglantes qui ont fait plusieurs morts et des centaines de blessés. Elles ont enflammé les localités les plus importantes du territoire national, le sud y compris et ont touché plus des deux tiers des wilayas du pays.

 

         Les jacqueries sont loin d’être un épiphénomène ou un mode de revendication sociale rarissime en Algérie. Bien au contraire, depuis plus d’une décennie, il ne se passe pas un jour sans qu’un quartier, une cité, un village reculé ou une ville voire une région du pays ne soit la proie de flambées de violence de la part de citoyens en colère pour dénoncer la hogra, arracher des emplois, de l’eau courante, des  logements, la garantie d’une plus grande sécurité ou le respect des libertés…

 

         Les derniers évènements ont mis en scène des violences de grande ampleur mais c’est la première fois que des émeutes embrasent le territoire national de part en part et ce, de façon simultanée. Les manifestants, des jeunes en grande majorité, désoeuvrés et sans perspective, se sont saisis de  la hausse vertigineuse des prix des matières de première nécessité comme L’huile et le sucre par exemple pour jeter un pavé dans la mare en hurlant leur mal-vie et l’absence totale d’avenir.

 

         La première réponse du pouvoir à cette jeunesse en déshérence ne s’est pas faite attendre. Elle s’est traduite partout   par une répression systématique. Au lieu d’être à l’écoute de la jeunesse et attentif à ses angoisses, le pouvoir a préféré se défausser sur les groupes de casseurs qui polluent le mouvement de contestation des jeunes pour justifier l’envoi de ses troupes policières et discréditer en même temps l’objectif des manifestations. Mais lorsque l'on sait que les espaces de dialogue et de concertation sont verrouillés, que l’UGTA a été domestiquée de longue date, les syndicats autonomes pourchassés, le mouvement associatif étouffé, quand les représentants politiques gèrent les affaires du pays dans la plus grande opacité et que la communication officielle fait souvent dans un silence méprisant, il ne reste plus aux jeunes que la rue comme lieu d'expression. Il est alors fatal que la rue explose !

 

Dans un système rongé par la gabegie et le chômage, miné par la corruption et les scandales financiers à répétition, aucune perspective davenir ne peut se dessiner. Cest pourquoi, de larges pans de la société ont le sentiment dêtre devenus à jamais des exclus et des pestiférés au milieu de minorités de nantis qui baignent dans un luxe insultant. De plus en plus de jeunes, de toutes catégories sociales, y compris des diplômés, des femmes et même des enfants, jouent leur vie à la roulette russe dans la traversée périlleuse de la mer à la recherche dun ailleurs plus clément. 

             Ces émeutes nationales traduisent une rupture politique profonde entre la société et la classe politique. Elles  sont aussi la signature dun échec économique et social dautant plus retentissant que le Trésor Public regorge de moyens financiers qui auraient pu soutenir largement un plan de redressement que le pays attend depuis des décennies et assurer une plus grande prospérité à sa population. Il est clair quun pouvoir aveuglé par son instinct de survie bascule souvent dans la compromission par opportunisme et ne peut donc pas  produire une alternative crédible à la crise du pays.

 

 Le gouvernement certes a reculé devant la pression populaire en reportant les mesures de hausse des matières de première nécessité mais, du coup il a effacé aussi celles destinées à réhabiliter le rôle de l’Etat, gravement mis à mal par la montée vertigineuse d’un marché noir devenu un empire hégémonique depuis que le terrorisme islamiste y a blanchi l’argent du racket.

 

           Cest pourquoi, toutes les forces politiques qui ont intérêt à une transformation radicale du pays, cest à dire celles qui disqualifient le système en place et lislamisme politique,  devraient sengager dans des échanges mutuels pour tenter de dégager, en y consacrant tout le temps nécessaire, les lignes de force dune transition nationale démocratique concertée. De telles discussions seront d’autant plus porteuses despoir pour la société si toutes les forces démocratiques engagées dans un tel dialogue sont disposées à se retirer définitivement de toute  instance « élue » du système et sengagent à opposer une fin de non recevoir dès à présent à toute éventuelle élection anticipée, aux « élections » locales et législatives de 2012 ainsi quaux élections présidentielles de 2014.

 

            Il n’est pas possible de continuer de se bercer d’illusions et de fonder un quelconque espoir sur une possible mutation d’un système qui continue à cadenasser le champ politique et à passer le bâillon à l’expression démocratique comme il vient de nous en donner la preuve une nouvelle fois en décidant d’interdire la marche que le RCD veut initier à Alger. Le Parti pour  la Laïcité et la Démocratie, salue cette initiative et la soutient. Il appelle en outre ses sympathisants, amis, ainsi que tous les démocrates du pays à se joindre à cette importante manifestation prévue à Alger, pour le samedi 22 janvier 2011 à 11 heures à la place du 1er mai.. Le PLD appelle à la vigilance quant à l’évolution de la situation dans les prochains jours.

 

 

Alger le 16 janvier 2011,

 

Le bureau National du PLD.

 

 
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