« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE DU PLD du 16 octobre 2010!
 

    

        Non ! à l’islamisme politique, Non ! à l’arbitraire !
        Non ! aux atteintes à la liberté de conscience,

Au lendemain du 22 anniversaire des évènements du 5 octobre 88 et à la veille du 56èmeanniversaire du 1er novembre 54, le pouvoir  algérien plonge inexorablement notre pays dans le naufrage politique, économique, social et culturel. Il poursuit la casse du pays avec arrogance dans l’arbitraire et l’opacité la plus totale. Il s’arc-boute sur le compromis braconné avec l’islamisme politique, instrumentalise la rente à des fins étroitement politiciennes en généralisant la corruption à tous les niveaux de l’Etat et de la société. Il entretient et mobilise un appareil de répression colossal pour tuer dans l’œuf la moindre contestation contre un système éclaboussé par des scandales financiers inouïs.

La situation sécuritaire se caractérise par la poursuite d’un terrorisme sanguinaire loin d’être endigué, il endeuille des familles entières et fait quotidiennement des victimes dans différentes Wilaya du pays (Tizi-Ouzou, Boumerdes, Skikda, Tebessa, Batna Ain-Defla, etc..). Et pourtant ce terrorisme est déclaré résiduel depuis 1996 par l’éternel chef de gouvernement Ahmed Ouyahia.

Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie s’incline devant la mémoire de ces nouvelles victimes de l’islamisme politique et présente aux familles de ces dernières ses plus sincères condoléances.

Comme pour renouveler son allégeance à l’alliance islamo-conservatrice, l’ancien Président et barbeèfelène Chadli rappelle sans vergogne sa responsabilité funeste dans la montée en puissance du FIS et dans l’organisation d’« élections » législatives qui ont failli précipiter le pays dans le chaos en 1991. Pendant ce temps là le patriote Mohamed Gherbi est condamné à mort, 7540 terroristes, dont le sinistre Hassen Hattab, selon les chiffres officiels ont bénéficié des largesses de la « réconciliation nationale » et ont été absouts de leurs crimes. Ce même Hassen Hattab  se pavane sur les médias officiels, et cela malgré sa responsabilité dans les assassinats des journalistes et des travailleurs de ces mêmes médias. Pire encore, certaines forces appellent à l’amnistie générale des terroristes et de leurs mentors politiques. Il ne faudrait donc pas s’étonner que des Hattab, Mezrag, ou Layada forts d’une virginité politique usurpée reviennent en force sur la scène politique pour fragiliser encore plus l’Algérie et tenter d’ouvrir un viatique à l’Etat théocratique avec la bénédiction des pays européens et des USA.

A nos portes, dans la  région du Sahel les nouvelles ne sont pas rassurantes et confirment une implantation grandissante du terrorisme islamiste dans une région où celui-ci a eu les mains libres pour conforter ses positions politique et militaire. Cet état de fait est dû essentiellement au laxisme et aux inconséquences observées dans la stratégie de lutte contre le terrorisme islamiste des pays riverains.  En effet, pour ne citer que l’Algérie, la politique de « réconciliation nationale » et de « concorde civile » a servi et sert toujours d’appel d’air aux foyers du terrorisme. D’autre part, les USA et l’Europe ne peuvent pas à la fois emboucher la trompette de la lutte antiterroriste et céder aux pressions et au racket des terroristes islamistes à moins que la présence des puissances occidentales dans la région ne soit qu’un alibi pour continuer à exploiter à bon compte les richesses du sous-sol africain.

Au plan du quotidien, les Algériennes et les Algériens se débattent dans une situation sociale désastreuse. Le secteur économique du pays est géré de façon chaotique et incohérente : L’exemple de certaines décisions du pouvoir à propos des entreprises algériennes, sans aucune concertation ni dialogue avec les intéressés, anciennement publiques puis privatisées pendant une période ont basculé du jour au lendemain dans leur statut ante. Les scandales de Khélifa, Lafarge, Sonatrach, et aujourd’hui de Djezy démontrent l’incapacité de ce pouvoir à sortir l’Algérie de la crise multidimensionnelle que nous subissons depuis de longues années. A titre d’exemple, les prix des fruits et légumes continuent de flamber sur le marché. La jeunesse, écrasée par le chômage, n’a d’autre refuge que celui de la drogue, la prostitution ou l’exil. La presse s’est faite encore l’écho de disparitions en mer de dizaines de harragas. Quant aux libertés individuelles du citoyen, elles sont attaquées et ignorées et la liberté d’expression est remise en cause quotidiennement. La justice a poussé l’ignominie à placer en examen des citoyens de confession chrétienne, au motif que ces Algériens n’avaient pas à rompre le jeûne pendant le mois du ramadan ! De telles attitudes exhalent l’odeur nauséabonde de l’intolérance et de l’exclusion. La démocratie de façade perdure et la vacance du pouvoir, mépris suprême du peuple, est devenue une gouvernance. Ce qui est plus grave, elle se banalise. En Algérie, Bouteflika est muré dans le silence. Les conseils des ministres se bornent à adopter les lois de finance et l’Assemblée Nationale réduite depuis 1963 au rôle de chambre d’enregistrement expédie les affaires par ordonnance. Certains partis y compris démocratiques s’agitent déjà pour participer aux prochaines « élections » législatives et locales. La rente a la peau dure ! A la veille de cette mascarade électorale, les luttes d’appareil s’aiguisent et se sont élargies y compris aux structures de l'administration. L’exemple de la Wilaya de Boumerdes est édifiant. Une telle dérive fragilise de plus en plus l’Etat et en dit long déjà sur son degré de déliquescence.
Pour ne pas aller à contre courant de l’avenir et de la modernité de notre pays, le Parti pour la Laïcité et la Démocratie appelle une nouvelle fois les forces démocratiques algériennes à se retirer de toutes les assemblée « élues » et à réfléchir ensemble à l’instauration d’une transition pour un Etat Algérien Républicain Démocratique et Social.

 

Non à l’obscurantisme et l’archaïsme comme perspective pour l’Algérie de demain !
Alger le 16 octobre 2010,
Le Bureau National du PLD.

 
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