« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  EL WATAN DU 23 OCTOBRE 2009
 
EL WATAN du Vendredi 23 octobre 2009
 
Baillonné, le Mouvement pour les libertés individuelles au Maroc fait toile
Alors qu’elles devaient participer à une rencontre-débat à Paris sur la liberté de conscience et de culte à l’initiative de l’association française le Manifeste pour les libertés, la journaliste Zineb El Rhazoui et la psychologue Ibtissam Lachgar ont été interdites de quitter le territoire par les autorités marocaines.
 
Paris : De notre bureau
Les deux jeunes filles sont fondatrices avec d’autres jeunes Marocains du MALI, un mouvement alternatif pour les libertés individuelles, né à la suite du rassemblement des « dé-jeûneurs » de Mohammedia, le 13 septembre dernier. Cette rencontre a été maintenue en présence de proches des deux jeunes filles qui, bien que physiquement absentes, ont, malgré tout, pu suivre le débat et été entendues par les participants. « Cela ne sert à rien d’empêcher les gens de sortir de leur pays, par Facebook ils s’expriment. Avec une petite caméra et un ordinateur on peut être en communion en temps et en heure », a commenté la journaliste Caroline Fourest. Ibtissam Lachgar, psychologue marocaine de 34 ans et co-fondatrice du MALI, a été arrêtée le 15 octobre par la police des frontières de l’aéroport Mohammed-V, à Casablanca.
Elle a été empêchée de quitter le territoire alors qu’elle tentait de prendre l’avion de 8h en direction de Paris. Elle a été conduite à la Préfecture de police de Casablanca, où la police judiciaire de Mohammedia est venue la chercher. Elle a été débarquée de la fourgonnette de police et relâchée sur le chemin de Mohammedia, rappelle un communiqué du Manifeste pour les libertés. Entre-temps, l’avocat des jeunes du MALI, maître Abderrahim Jamaï, a contacté le procureur du roi qui lui a confirmé qu’il y avait une interdiction de sortie du territoire pour Ibtissam Lachgar et Zineb El Rhazoui (qui devait également se rendre à Paris dans la journée du vendredi 16 afin d’assister à la même rencontre-débat). « Tout au long de ces dix dernières années, on nous a dit que le régime marocain était un rempart contre l’intégrisme », a déclaré Zineb El Ghazoui, depuis Casablanca par vidéo, et d’ajouter que « la société est prête à évoluer, à aborder des problématiques telles que la laïcité, les libertés individuelles, mais pas le régime qui tire sa légitimité du religieux ».
« Avec les moyens technologiques, on ne peut plus nous faire taire, même s’ils nous empêchent de sortir du pays. » Ibtissem Lachgar intervient à son tour pour dire que « beaucoup de jeunes nous soutiennent », elle dénonce « une manipulation d’une certaine presse. Merci à la technologie ». « On constate à quel point la liberté fait peur aux régimes autoritaires et antidémocratiques », ont relevé plusieurs intervenants au débat parisien parmi lesquels des représentants d’associations telles que le Forum Vérité justice, la FIDH, la Fédération des travailleurs maghrébins de France… « Ces derniers mois ont été particulièrement durs au Maroc, la liberté de presse traverse une situation difficile, des journaux ont été fermés, onze journalistes sont poursuivis pour leurs écrits sur la maladie du roi », a-t-il été rappelé. Aouicha Bakhti apportera le soutien de son parti, le PLD aux jeunes du MALI qui se battent pour les libertés individuelles et la laïcité. Il a été observé la même dynamique en Tunisie et en Algérie.Par Nadjia Bouzeghrane
 
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