« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  Le FCDR et le 5 juillet 2016!
 

 

Forum Des Citoyens Pour la Deuxième République.

 

 

 

Déclaration

 

 

Des émissions de la chaine de télévision du groupe El Khabar interdites, des responsables de cette chaine et la directrice de la culture emprisonnés, une opération de rachat d’actions destinée à sauver ce groupe de la faillite et à préserver les emplois de dizaines de journalistes et travailleurs gelée et l’équipe de rédaction du journal El-Watan empêchée d’emménager dans ses nouveaux locaux, tel est le riche programme concocté par le pouvoir pour ce 54ème anniversaire de l’indépendance nationale dans le domaine médiatique. Bien entendu, cette énumération des atteintes à la liberté de la presse et, à son corollaire,  la liberté d’expression n’est pas exhaustive.

Ces médias, qui ont refusé d’abdiquer face au terrorisme et à l’obscurantisme,  résisté au chantage financier exercé par le monopole sur la publicité et les moyens d’impression, survécu à l’imprimatur et à l’acharnement judiciaire et tenu tête à l’OPA dirigée par des oligarques du système, sont victimes de leur liberté de ton. Ils sont coupables de ne reconnaitre de limites au droit à l’information que celles qu’impose l’éthique journalistique et celles que fixe l’Etat de droit et d’avoir révélé et entravé l’exécution de plans visant à instaurer un pouvoir  aux mains  d’une confédération de féodalités politiques, militaires, administratives et économiques.

 

Les attaques récurrentes contre les médias justifiées par des subterfuges administratifs ou juridiques sont, avec les lois scélérates sur les partis et les associations et la loi spécifique aux retraités de l’armée, qui sous le fallacieux prétexte  « d’obligation de réserve »  instaure le délit d’opinion et discrimine cette catégorie de citoyens, les instruments de cette politique liberticide.  

Tout laisse croire, par ailleurs, que ce musèlement programmé  de la liberté, valeurs  intrinsèque à la démocratie, vise à renforcer les verrouillages politiques en prévision d’un hold-up de la légitimité démocratique et à faire taire les voix dissidentes qui réclament l’ouverture par la justice des scandaleux dossiers de corruption et  la fin de l’impunité de l’ensemble des mis en cause, à leur tête Chakib Khelil qui actuellement mène une campagne provocatrice en direction de l’opinion.

Jusque là, les luttes menées par l’opposition dans les dissonances  et l’émiettement de leurs forces, ou  l’abondant de ces luttes au profit  d’une participation systématique aux élections, engagement qui ne répond pas à l’enthousiasme et à l’attente des citoyens, n’ont permis aucune avancée démocratique.  Durant tout ce temps, les partis  étaient réduits en conséquence à tourner à vide.

Devant ce constat, à l’évidence, le temps n’est plus aux déclarations redondantes et récurrentes de dénonciation et de condamnation des violations de la liberté de la presse. Il est encore moins aux questionnements sur l’identité des cercles du pouvoir  responsables de ces atteintes aux libertés, démarche qui permet insidieusement de dédouaner le système dans sa globalité.

 

L’opposition démocratique, dont la tâche est ardue, doit désormais s’engager de manière déterminée dans une stratégie de rupture avec le régime. Cette rupture réside sans doute dans une logique externe au système et passe  nécessairement par une reprise en main de l’initiative politique et l’implication de la société en faveur de la chose publique. 

 

Alger, le 30 juin 2016.

 
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