« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  SOAD BABA-AISSA ET LA LAICITE!
 

Laïcité,   utopie réaliste !

 

 

 

C’est un beau défi que relève le Parti pour la laïcité et la démocratie en Algérie. En rendant public le projet de texte fondamental  - la Charte du PLD – Pour une République Algérienne Laïque, ce parti propose l’option d’un Etat laïque à l’opinion algérienne.

Au-delà du courage politique, le PLD offre au citoyen et à la citoyenne lambda la possibilité de s’exprimer sur le choix de la société dans laquelle il/elle souhaite vivre. Etat théocratique ou Etat laïque ? Etre musulman ou musulmane, condamnerait-il le citoyen à vivre dans une société où la religion intervient non seulement dans les affaires de l’Etat mais aussi dans sa vie quotidienne.

Cette Charte a une portée pédagogique essentielle. Elle rappelle le contexte historique, économique et les choix politiques des dirigeants de l’Indépendance de l’Algérie à nos jours.  De l’instrumentalisation du nationalisme et de la religion : Islam, religion de l’Etat, les dirigeants se sont pourvus d’une assise confortable pour consolider le parti unique, refusant toute ouverture démocratique réelle.

D’une part, la pertinence pédagogique de cette Charte est dans l’explication des concepts : celui de la laïcité  et celui de la sphère publique et de  la sphère privée.  La laïcité dévoyée de son sens est devenu mécréance  alors qu’elle pose le principe premier de la liberté absolue de conscience à l’ensemble des citoyens. Il est capital de définir chaque concept par des exemples concrets : je peux être musulman(e) et laïque, catholique et laïque, athée et laïque. Il est fondamental de redonner aux fondamentaux leur place.

D’autre part, vous abordez la question laïque dans sa dimension démocratique. Oui, la laïcité est un pré-requis à la démocratie.

Après une décennie sanglante, les forces démocratiques ne peuvent se soustraire à la question de la construction d’une République Laïque. Poser la question de la construction d’une République Algérienne Laïque, n’est pas accessoire. Reléguer au second plan, la question de la laïcité, comme cela a été fait depuis l’Indépendance équivaudrait, encore une fois, à minorer les questions sociétales comme celle des droits des femmes, de l’enseignement et de la diversité culturelle.

 

  • Comment mettre un terme aux inégalités politiques, économiques et sociales ?  En considérant que la laïcité va de paire avec la défense de justice sociale.  Face à l’impasse du système ultra libéral, les fanatismes politico-religieux tirent profit du désengagement de l’Etat dans ses missions d’intérêt général relevant de la seule puissance publique (maintien du service public égalitaire, accès aux systèmes de solidarité, accès au savoir, etc…).  L’Etat social absent ouvre la brèche à la prise en charge sociale des citoyens et des citoyennes par les associations religieuses au nom de la charité et  favorise ainsi le prosélytisme. 

  

  • Pourquoi l’abrogation du Code de la Famille ne peut demeurer une revendication secondaire au sein de la société algérienne ? La laïcité consacre l’égalité de droit, de responsabilité et de dignité entre les hommes et les femmes. Elle permet de mettre un frein à l’obscurantisme et au prétexte fallacieux de conformité au droit divin par l’Etat algérien pour consacrer le modèle traditionnel de la famille patriarcale et confiner les femmes dans un statut de sous-citoyennes. La priorité serait légiférer pour des lois civiles égalitaires et consacrer un modèle de famille moderne et laïque.

       ° Pourquoi les forces démocratiques ne doivent pas capituler devant l’Islamisme politique ? Il s’agit d’éviter toute mise en tutelle idéologique de l’opinion en interdisant les partis religieux, exigence républicaine d’un Etat de droit.  En imposant un complexe de culpabilité quant à la question de la laïcité en Algérie, l’Etat algérien en collusion avec l’Islamisme politique l’occulte comme idéal d’émancipation universel,  privilège des sociétés occidentales.   Les citoyens et citoyennes des pays musulmans peuvent aussi aspirer à vivre selon les principes de laïcité pour défendre la démocratie et les libertés individuelles contre la pensée religieuse de l’islamisme.

Cette utopie réaliste, je m’y rallie. Elle est le résultat d’un projet politique possible. L’Algérie peut et doit devenir un pays laïque, ce n’est pas impossible.  Dans un pays où la collusion du religieux dans la sphère politique a pris une ampleur considérable, votre projet de Charte est décisif et sans ambiguïté sur la défense de la laïcité.

Ce projet de Charte offre la possibilité aux Algériennes et aux Algériens de s’exprimer dans un pays où la liberté d’expression n’est pas aisée sur la question de la laïcité. Ce chapitre premier ouvre la voie du débat dans la société.

Soad BABA AISSA

Militante Féministe laïque

 

 
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