« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  Le PLD et le 1er mai!!
 

 

L’électionprésidentielle de 2019 :

Une aventure de trop pour l’Algérie !

 

Les premiers Mai se suivent et se ressemblent en Algérie. Le pays est dans une morosité pesante et l’humeur des travailleurs n’est plus à l’optimisme. L’Algérie entière transpire la colère. Contestations et foyers d’incendie s’y multiplient. Le système fissuré fuit de toute part. Après un torrent de désillusions, le peuple algérien avance dans un véritable champ de mines vers un avenir hypothétique. Un contexte international explosif, une impasse politique interminable et l’absence totale de projet national en sont les causes principales.

Dans un contexte aussi toxique, la situation sociale de très larges couches de la population, classe moyenne comprise, est alarmante d’autant que la morsure du chômage est particulièrement douloureuse. Celui-ci touche largement la jeunesse et n’épargne pas les diplômés. Depuis que la monnaie nationale plonge, la situation s’est aggravée et le pouvoir d’achat s’est effondré.

Les circuits de l’économie informelle sont devenus la porte d’entrée principale de l’argent sale. Le marché noir a phagocyté des pans entiers de l’activité nationale. Signe de puissance, c’est l’économie informelle qui décide de la parité du dinar avec la devise étrangère, fixe les prix du marché et nargue de ses pouvoirs tentaculaires l’économie du pays. L’Etat est dans l’impossibilité de réguler le marché et assiste passivement à l’envol des prix, abandonnant ainsi le citoyen aux appétits féroces de commerçants peu scrupuleux. C’est ce qui explique que la grogne soit généralisée et que les grèves éclatent dans de nombreux secteurs vitaux du pays.

L’une des grèves les plus emblématiques est celle des résidents de médecine. Celle-ci a pris une nouvelle tournure depuis le 29 avril avec le ralliement des professeurs au mot d’ordre de grève illimitée. Celle-ci dure depuis plus de 5 mois et pose des questions essentielles de santé publique. En effet, l’hôpital public a été abandonné par l’Etat. Vidé des médecins les plus expérimentés (maitres-assistants et professeurs), partis souvent grossir les rangs du privé national ou carrément à l’étranger, il est géré de façon archaïque et asphyxié financièrement. C’est pourquoi il est à l’agonie ! Comment dans de telles conditions est-il possible à un personnel soignant sous payé et sous qualifié, d’assurer le quotidien des soins. Dans l’hôpital public la prise en charge des patients tient toujours du parcours du combattant !

            Un autre secteur vital focalise des luttes aux enjeux stratégiques : l’Ecole. Celle-ci se heurte à deux obstacles majeurs. D’une part, elle est prise en otage par un courant obscurantiste qui lui interdit toute ouverture à la modernité, d’autre part elle demeure inégalitaire. Le réseau scolaire n’est pas aussi dense que l’exigent les besoins et très souvent, faute de cantines, les enfants vont le ventre creux à l’école.

Au plan international, l’agression tripartite de la Syrie du 13 avril 2018, conduite par les Etats unis d’Amérique, la Grande Bretagne et la France est gravissime. Non seulement, elle a été menée en dehors du cadre légal de l’ONU, mais elle s’inscrit dans la droite filiation de la casse d’Etats reconnus au plan international, tels l’Afghanistan, l’Irak, le Soudan, la Syrie ou la Libye. Les conséquences de ces guerres sont désastreuses: Elles ont armé dangereusement les groupes terroristes qui menacent nos frontières et ont conduit à l’avènement de l’Etat islamiste : Daesh. C’est pourquoi, cette nouvelle agression résonne comme un avertissement à l’endroit de tous les pays qui oseraient contester à l’avenir les choix de ces va-t-en-guerre. Celui de la Maison Blanche est plus qu’inquiétant parce qu’il est dans une sinistre mécanique belliqueuse mais Macron ne l’est pas moins.

En effet, des bruits de botte se font entendre à la frontière marocaine ! Et d’aucuns s’interrogent sur les liens de cause à effet de ces mouvements de troupes et de la réunion qu’ont tenue le 10 avril à Paris dernier, le Président français et le Roi du Maroc lors de la visite du prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salmane en France.

Le danger serait-il à nos portes ? Le plus atterrant est que la classe politique algérienne est d’une inconscience criminelle. Elle n’a pas pris la mesure du cataclysme qui guette l’existence même du pays et son unité. Elle demeure enferrée dans les calculs électoralistes et les enjeux politiciens. Un exemple notoire : la double trahison du MDS d’aujourd’hui, qui non seulement annonce sa participation avant toute la classe politique aux prochaines « élections » présidentielles mais présente un candidat, Fethi GHERAS, qui n’est rien d’autre qu’un ancien militant du… FIS!

Ni la situation sécuritaire qui est pourtant alarmante, ni l’impasse politique dans laquelle est enlisé le pays ne semblent l’effrayer outre mesure. Pourtant, la santé du président est préoccupante, la succession politique incertaineet l’économie en panne.

Jusqu’à quand le pouvoir va-t-il se contenter d’un système qui ne vit que de rentes. Les blocages du pays ne sont pas dus exclusivement aux seules faiblesses d’un homme, aussi haut placé soit-il. La maladie du pays est beaucoup plus profonde, c’est celle du système. Le pays a besoin d’institutions fortes, démocratiquement élues et normées aux valeurs de la rationalité et de la compétence. Comme le disait le regretté Hachemi Cherif « Ce n’est pas la question du pouvoir qui est fondamentalement ni principalement en jeu, mais la question de l’Etat, de son contenu et sa forme ».

Le crash de l’avion militaire du 11 avril dernier a soulevé une vive émotion dans le pays. Les témoignages de sympathie que l’Algérie entière, d’est en ouest comme du nord au sud, a manifesté à l’égard de dizaines de soldats et de leurs familles, fauchés par cet accident ont été exceptionnels et à la mesure de l’attachement et le respect que le peuple voue à son armée. Ce n’est que justice car notre peuple sait pertinemment que l’ANP est l’épine dorsale du pays et son dernier rempart.

Le PLD considère que « l’élection » présidentielle prévue en 2019 n’est pas la solution à la crise. Bien au contraire, celle-ci risque d’ouvrir une brèche à une aventure incontrôlable et d’hypothéquer dangereusement l’unité du pays. C’est pourquoi, le PLD prône une sortie de crise confortée par l’ANP. Grâce au crédit dont jouit l’institution militaire auprès du peuple, les forces patriotiques en synergie avec l’ANP seront en mesure de mener pacifiquement une transition républicaine dont le but essentiel sera de consacrer la rupture définitive avec le système, condition sine qua non pour entamer une voie salutaire vers la construction de l’Etat de droit.

 

Alger le 28 avril 2018,

 

Le Bureau National du PLD.

 
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