« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  DECLARATION du PLD du 15 mars 2014!
 
POUR SAUVER L’ALGERIE DU CHAOS, STOP AUX ELECTIONS SUICIDAIRES D’AVRIL 2014 !

 

 
PATRIOTES, REPUBLICAINS, DEMOCRATES UNISSONS NOUS

 

 
 

 

 
POUR ENGAGER UNE TRANSITION NATIONALE DEMOCRATIQUE

 

 
 

 

ET LA CONSTRUCTION DE L’ETAT DE DROIT !

 Les « élections » présidentielles sont toujours fixées au 17 avril 2014! Le pouvoir peaufine les préparatifs de la prochaine kermesse électorale avec une minutie diabolique pour tenter de repasser en force une nouvelle fois.

Il téléguide depuis des mois des dizaines de pseudo-partis d’« opposition » et comme par enchantement, des personnalités politiques disparues des radars depuis fort longtemps descendent dans l’arène pour donner l’illusion que rien n’est joué à l’avance, que les élections ne sont pas verrouillées et qu’une véritable compétition électorale aura bien lieu.

C’est pourquoi le pouvoir n’hésite pas à brouiller les cartes et à user de tous les stratagèmes pour tenter de duper. Mais jusqu’où ira son désir hystérique de puissance ? Jusqu’où s’étendra la main dure d’un système qui refuse de se remettre en cause après plus de cinquante ans de règne sans partage ? Jusqu’à quand la mise en tutelle d’un peuple ?

En quelques semaines, la situation politique dans le pays s’est à nouveau dégradée et des régions entières autrefois paisibles, sont désormais la proie d’affrontements sanglants entre populations à tendances religieuses différentes. Ce qui se passe au M’zab est gravissime et annonciateur de mauvais présages. Il y va de la stabilité et de l’unité du pays.

Hier, le terrorisme islamiste avait passé au fil de l’épée hommes, femmes et enfants et n’avait pas épargné y compris ceux qui étaient encore dans le sein de leur mère. Il avait fait la guerre au « taghout » et aux « mauvais » musulmans, décrétant que les Algériennes et les Algériens ne sont pas dans le « droit chemin » 

Aujourd’hui, la violence a ouvert un nouveau chapitre dans l’horreur. La nuance religieuse dans la même religion est devenue un gouffre de discorde et un appel au meurtre.

L’Algérie ne pouvait pas sortir indemne de décennies de terrorisme et de compromissions de toute sorte avec l’islamisme politique. Par le boulevard de la « réconciliation nationale » et de la « concorde civile », le système a ouvert la voie à toutes les dérives et plongé la société dans une régression profonde.

Les incidents fratricides de Ghardaïa sont la conséquence directe d’une politique qui a semé les graines de la division et du fanatisme dans la société en réveillant les vieux démons du tribalisme, en instrumentalisant le régionalisme et en exacerbant ses archaïsmes.

Les populations du Grand Sud, durement éprouvées par les effets dévastateurs de la gabegie et du népotisme, sont aussi dans une quasi-fronde généralisée et celles qui sont aux frontières ont rallié en partie les bandes terroristes de l’AQMI.

Les facteurs socio-économiques ne sont pas du reste dans l’apparition de ces désordres sociaux et politiques. En effet, ces populations ont le sentiment d’être méprisées, délaissées, voire abandonnées. Elles accusent un retard considérable au niveau du développement socio-économique. Au lieu d’inscrire les régions concernées dans un véritable plan de sauvetage pour apaiser durablement les tensions sociales, le pouvoir pense encore pouvoir éteindre les feux de la dissidence en saupoudrant les pétrodollars de la rente.

La situation au Moyen Orient et en Afrique, où fait rage la guerre entre fractions religieuses doit interpeller toutes les Algériennes et tous les Algériens. L’Algérie, comme d’ailleurs tous les pays musulmans ne connaîtront une ère paix que le jour où ils s’engageront résolument vers l’édification de Républiques laïques et démocratiques pour ne plus faire de l’islam un fonds de commerce politique et affranchir l’Ecole des pesanteurs obscurantistes.

Des voix se sont élevées dans le pays et s’y élèvent toujours pour dénoncer ces nouvelles fractures dans la société algérienne. Ces déchirures n’en constituent pas moins les manifestations par lesquelles la liberté de conscience revendique plus que jamais son droit de cité en Algérie.

Car on ne dira jamais trop ce qu’il est nécessaire de dire, on ne criera jamais trop souvent la vérité. Le mal est trop profond pour laisser encore les apprentis sorciers de ce système se jouer de l’avenir du pays.

Le système n’entend pas le cri de la colère qui gronde et qui monte parce qu’il ne veut pas le changement. Il ne le pense même pas ! Mais il croit pouvoir survivre au temps en pipant ad vitam aeternam les dés des élections. Or, le peuple a compris. Il ne veut plus de faux-semblants, ni de mensonges.

L’Algérie est sur le fil du rasoir et il s’agit de parer au plus pressé pour éviter sa chute dans l’inconnu. Les dernières illusions se dissipant, le système est condamné à la disparition !

Le système n’a pas à être réaménagé. Le réaménager, c’est refaire la façade sans toucher aux piliers porteurs de la rente et de l’islamisme politique. Retoucher le système, c’est placer un masque sur sa laideur, c’est remettre de la couleur dans l’abject pour brouiller les pistes et continuer à berner les Algériennes et les Algériens en pensant qu’ils seront d’éternels dupes.

Il s’agit de briser la fatalité qui nous contraint à être les otages de l’alternative où se croisent la dictature d’un système rentier et le surplomb d’une théocratie.

Nous prenons acte de la position de certaines personnalités et forces politiques : lesquelles viennent de décider le boycott des « élections » présidentielles. Nous nous félicitons aussi de la déclaration de plusieurs intellectuels algériens qui appellent à la fin du système par « l'instauration d'un état civil libre et démocratique respectueux de la volonté populaire ».

Il est impérieux d’aller plus loin et transformer ce palier de convergence en tremplin vers l’union des démocrates, des républicains et des patriotes pour EXIGER L’ARRET DU PROCESSUS « ELECTORAL », LA DISSOLUTION DE TOUTES LES INSTANCES  PSEUDO « ELUES » (SENAT, APN, APW, APC), et mettre en place une véritable instance de préparation à une transition pacifique, avant que le chaos ne s’installe en Algérie. Seule cette unité mettra en perspective la construction d’une véritable République moderne, démocratique et sociale.

Les déclarations du PLD ont toujours appelé solennellement toute la famille des démocrates à se mettre ensemble en mouvement pour tenter de sortir de l’impasse du statu quo et de s’atteler au chantier difficile certes mais incontournable du rassemblement politique le plus large possible. Espérons que ceux qui y croient ne désarmeront pas face aux difficultés, réussiront à convaincre les plus hésitants et sauront fédérer toutes les forces constructives cette convergence démocratique dont le pays a tant besoin.

Ce qui se joue aujourd’hui au milieu de cette cacophonie électorale bien orchestrée c’est non seulement le choix du projet de société mais la pérennité même de l’Algérie en tant qu’Etat-Nation.

Parce que nous savons que l’Algérie est plus qu’une idée vouée à un grand destin, parce que l’Algérie est un projet fiable que seuls peuvent porter des patriotes, des républicains et des démocrates unis, il est possible d’ouvrir la voie à une transition nationale, républicaine et démocratique pour jeter les bases d’un véritable Etat de droit.

L’heure est au rassemblement de toutes les forces patriotiques, républicaines, de toutes les personnalités qui croient en l’avenir d’une Algérie une et indivisible pour garantir toutes les chances de succès à cette transition nationale. Oeuvrons pour faire converger nos objectifs et avancer en rangs compacts pour construire l’Etat de droit de demain !
Alger le 15 mars 2014. Le bureau national du PLD

 
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