« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  Le PLD et les "élections" présidentielles en Algérie!
 

Les élections présidentielles :

Les sommets d’une nouvelle mascarade ! 


Le 17 avril 2014, Bouteflika a été « élu » Président de la République algérienne. Un homme politique incapable de parler, cloué dans un fauteuil roulant et qui a  fait  toute une campagne « électorale » par …ministres interposés ! Quinze années n’avaient pas suffi ! Il fallait à un homme en pleine décrépitude intellectuelle …un nouveau mandat de cinq ans !
Dans cette pseudo élection, tout ressemblait à s’y méprendre à ce qu’on pourrait vivre ailleurs dans une véritable démocratie : meetings, joutes oratoires, pléthore de candidats, campagnes d’affichages, médias mobilisés…mais la différence essentielle résidait dans un seul détail : Les élections étaient jouées d’avance !
Tout en fait, n’était que vitrine et façade ! La mise en scène grotesque n’a servi qu’à couvrir le dinosaure et les candidats en lice dont Benflis, de caution à une momie.


Un théâtre d’ombres

Le peuple, d’ailleurs ne s’y est pas trompé. Refusant ce théâtre d’ombres, l’abstention a atteint un record historique puisque selon les chiffres officiels, chiffres largement sous estimés, un Algérien sur deux n’a pas jugé utile de se rendre aux urnes !
Pourtant, le pouvoir, fort des milliards de la rente pétrolière, a misé sur la corruption pour acheter les voix des citoyens et tourner le scrutin en sa faveur. 

Jamais cependant, élection n’aura été autant contestée. Partis démocrates et personnalités politiques de la société civile ont poussé à la mobilisation pour dénoncer le simulacre « électoral » mais nous avons agi en rangs dispersés et pour certains animés par des visions politiciennes. Les divisions des démocrates ont été profondes. Pendant que les uns braconnaient sur les terres de l’islamisme politique, d’autres se sont faits les porte-voix du pouvoir ou pire encore se sont dissout complètement dans sa stratégie politique.

Le mouvement « BARAKAT », bien que sauvagement réprimé a réussi à entretenir la flamme de la contestation à Alger, dans d’autres villes du pays et exiger la rupture avec le système en vigueur.

 Hold-up électoral

 Mais le hold-up électoral a été possible parce que d’abord le pouvoir a depuis fort longtemps verrouillé le champ politique en le noyant dans un multipartisme débridé et totalement à sa solde, confisqué à son seul profit l’utilisation du média lourd qu’est la télévision algérienne et procédé au bourrage des urnes grâce à la complicité d’une administration docile et corrompue.

Les forces démocratiques algériennes de fait, sont prises en étau entre les mâchoires du système dictatorial algérien d’une part et celles d’un Occident mu essentiellement par les intérêts du court terme et de valets arabes dont le seul rôle est de cultiver la pratique du carnet de chèque.

C’est dans un tel contexte, marqué par une forte résistance à « l’élection » présidentielle que le secrétaire d’état américain John Kerry et l’émir du Qatar Tamim ben Hamad, ainsi que le ministre des affaires étrangères espagnoles se sont rendus à Alger à quelques jours seulement du scrutin. D’aucuns s’interrogent sur les raisons politiques de cette visite : Ont-ils apporté leur caution à Bouteflika comme d’autres avant eux l’avaient fait, au nom de la « stabilité », pour d’autres dictateurs, Ben Ali en Tunisie ou Moubarak en Egypte par exemple ?  Ont-ils monnayé le soutien électoral contre un nouvel agenda régional imposé à l’Algérie ?

 Un nouvel ordre islamiste

Dans tous les cas, il est évident que cette visite n’était pas fortuite. Elle émane de deux représentants de pays, qui se sont distingués par un interventionnisme militaire particulièrement agressif ces dernières années. Ce qui d’ailleurs a conduit à la dislocation de l’état irakien, à la mise en selle de l’islamisme politique en Libye, la destruction de son état après en avoir chassé son dictateur et à la tentative de mettre à bas la dictature syrienne en finançant et en armant le djihadisme islamiste.

La politique américaine dans cette partie du monde est porteuse de danger pour la démocratie et présage d’un avenir très incertain pour l’Algérie et l’Afrique du Nord. En effet, au lieu de s’appuyer sur les forces démocrates locales et aider par tous les moyens à l’émergence de la démocratie dans la région, l’Amérique, mettant sous le boisseau ses valeurs fondatrices, instrumentalise les pétro-monarchies obscurantistes du Golfe pour instaurer un nouvel ordre islamiste et s’assurer les voies d’accès aux ressources énergétiques du sous sol de la région. 
Voilà où ont déjà conduit quinze années de pouvoir de Bouteflika, sa stratégie politique et sa gabegie. L’Algérie est de plus en plus fragilisée par des fractures socio-économiques régionales, des archaïsmes tribaux, des antagonismes d’ordre religieux comme cela est apparu dans le M’Zab et le terrorisme islamiste n’a pas encore dit son dernier mot.

Climat de terreur


En effet, l’attentat le plus meurtrier depuis 3 ans vient de se produire en Kabylie. Il a fait plus d’une dizaine de victimes parmi les appelés du service national et les soldats de l’ANP. Cet attentat islamiste est un véritable camouflet au président fraîchement « élu». Il porte aussi la signature d’une nouvelle défaite à celui qui s’est toujours glorifié d’avoir été l’artisan de la « la paix » en Algérie.

C’est dans ce climat de terreur que les militants de la cause Amazigh ont tenu à marquer le 34ème anniversaire du printemps berbère en tentant d’organiser une manifestation pacifique à Tizi-Ouzou. La répression policière s’est exercée avec une telle brutalité, que celle-ci a dévoilé encore une fois l’ampleur de l’abîme creusé par des décennies de haine et de mépris que nourrit le pouvoir à l’égard des revendications identitaires et culturelles de la société. 

L’Algérie au fond du trou est rejetée à son véritable statut, celui d’un pays perdu dans les profondeurs du classement international. Les fossoyeurs de nos rêves sont toujours à la manœuvre. C’est pourquoi, il n’est pas permis aujourd’hui d’esquiver l’essentiel, c'est-à-dire celui d’œuvrer à l’unité des rangs patriotiques la plus large. Opérer en solo, faire cavalier seul, jouer sa propre partition n’est pas et ne peut pas être la solution pour les partis démocrates car c’est là une posture qui contrarie nos convergences, affaiblit notre puissance de frappe et déroute l’opinion.

 Appel à l’unité des démocrates

 Notre seule boussole demeure la dynamique unitaire pour sortir du silence l’immense potentiel démocratique de la société et le mettre en mouvement. C’est la raison pour laquelle nous nous réjouissons de la création du Forum des Citoyens pour la Deuxième République (FCDR). Le PLD, au même titre que les autres fondateurs de ce Forum, le CCDR, l’IRD, et des personnalités de la société civile et politique, ne ménagera aucun effort pour son élargissement à toutes les autres forces vives du pays pour la fondation de la deuxième république moderne démocratique et sociale.
Avec l’ensemble de tous les patriotes, les républicains et les démocrates, dans une unité compacte, nous pouvons imprimer une autre tournure aux évènements et inscrire l’Algérie dans une transition pacifique vers l’Etat de droit pour en finir avec plus d’un demi-siècle de dictature.

Alger le 26 avril 2014

 Le Bureau National du PLD.

 

 
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