« Pour une Algérie Républicaine Moderne et Sociale »
   
  PARTI pour la LAICITE et la DEMOCRATIE (P-L-D) ex MDSL
  Liberté, Mustapha Hamouche!
 

Fraude et ordre politique

Par Mustapha Hamouche.
mustphammouche@yahoo.fr

Le RCD a détecté des signes précurseurs de fraude aux élections législatives de 2017. Il a donc dénoncé, par anticipation, le trucage prévisible du prochain scrutin. Mais est-il encore nécessaire de chercher des preuves de malversation dans les opérations électorales ? Inutile en effet, sinon pour expliquer les futurs scores.
Au FLN aussi, on entend des éclats de voix suscités par l’intention affichée de la nouvelle direction de revenir sur la pratique du commerce de candidatures. Avant-hier, le ton était monté entre le président de l’Assemblée et le chef du groupe parlementaire, et néanmoins businessman, du parti unique. Pour un motif de forme. Mais l’incident signifie que la guerre entre la “chkara” et la légitimité “historique” est bel et bien ouverte. Le contrat entre la vieille garde et l’affairisme triomphant semble rompu. Comme l’appétit vient en mangeant, le “clan des milliardaires” s’est, peut-être, montré trop gourmand. Comble d’ironie, c’est le plus représentatif de ces fortunes champignons, rendues possibles par l’actuel régime, qui disait, juste avant sa chute brutale, qu’entre la politique et les affaires, il fallait choisir.
Le point de vue de Saâdani sur ce sujet est d’ailleurs d’une grande subtilité : on peut s’enrichir grâce à la politique, mais il n’est pas permis de faire de la politique quand on s’est enrichi par le travail.
Et son poulain, le député Djemaï, a bien raison de s’en prendre au président de l’APN qui l’empêchait, en ces temps de campagne, de dérouler sa déclaration d’obédience au président Bouteflika et à l’Exécutif en général : à quoi sert-il d’être élu à la représentation nationale si on ne peut même pas adresser des messages à son président de parti ? Et à quoi sert-il, en effet, d’être milliardaire “engagé” si cela ne paie même plus un siège à l’APN ?
Petits trafics internes aux appareils pour triturer les listes de candidatures et fraude électorale pour orienter le résultat de la consultation populaire, donc. Et le pouvoir n’a pas attendu la veille de l’échéance pour s’aménager les conditions de cette fraude. Il a pris le temps d’y adapter la Constitution et de légiférer dans cette perspective. C’est que nous n’avons pas rompu avec ce système où la volonté populaire est étouffée au profit d’un autoritarisme politico-militaire fonctionnant selon sa logique propre, sa logique affranchie de toute influence du peuple !
Le pouvoir est tranquille du côté de la vie politique et institutionnelle. Il surveille — et réprime — exclusivement les segments de cette société capables de produire du désordre. Comme il le fait avec les syndicats, jouant des concessions et du bâton. Pour le reste, et comme nous avons tenté de l’expliquer dans la chronique d’hier, le processus de “dépolitisation” de la société fait qu’aujourd’hui, l’ordre règne sur le front politique.

 

 
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